Nuits de Fourvière : amener un coussin

Posted Wednesday, August 2, 2006

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Vu et surtout entendu Anouar Brahem trio hier soir aux nuits de Fourvière.

Le concert se déroulait sur la scène de l'Odéon, plus petite que le grand amphithéâtre mais avec une acoustique toute aussi agréable.
Quel bonheur d'entendre les moindres vibrations des instruments (oud, piano et accordéon) réverbérés par les pierres...
Mais la solidité des sièges légés par les romains est au détriment de leur confort et l'assistance, pour captivée qu'elle était, ne cessait de se frotter le fondement.

Points notables, le cadre est magnifique et agréable : la basilique est visible au-dessus des arbres du parc, et la ville s'étend sous vos pieds, miroitant comme un mirage. Les grillons accompagnent le concert et les papillons de nuit volent devant les concertistes, détail charmant qu'on n'a certainement pas dans une salle de concert.

Musicalement, les trois hommes en noir sont arrivés sur scène et ont sans un mot improvisé. En duo, en trio, leurs mélodies et improvisations jouaient à se fondre les unes dans les autres, à tel point qu'on avait souvent du mal à distinguer un instrument d'un autre.
Rythmes, gammes, rien n'était figé, et un solo d'accordéon particulièrement inventif nous a tous surpris : j'ignorais qu'on puisse faire produire ces sons-là à cet instrument...
Présentation au micro, puis encore deux morceaux et trois rappels, entrecoupés de 'standing ovation' de toute l'assistance et ainsi s'achevait le dernier concert de la saison des nuits de Fourvière...

Mémo pour la prochaine fois : amener un coussin et peut-être s'installer au bout des rangées, pour pouvoir s'adosser et mieux profiter du spectacle...

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